Naissance. [Libre]

Sergueï Draverre [ZX-616]
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MessageSujet: Naissance. [Libre]   Ven 27 Juin 2014 - 1:31

Theme.

Le noir.

Total ... Pas une lueur, pas une issue. Pas un chagrin. Juste une immensité vide, sombre et calme. Tranquille. Des ténèbres infinies, sans pensées, sans rêves. Sans d'espoir, ni salut. Pas d'hier, ni de lendemain, pas de temps. Perdu au milieu de nul part. Un vide insondable, profond sans début ni fin. L'esprit n'y est plus qu'un mot, une idée endormie dans la mer d'encre, dans le néant brumeux. Il flotte paisiblement. Il reste, sans aller, sans venir. Il ne bouge pas, rien ne bouge. Il n'est pas. Rien n'est ici. Un linceul est tombé sur l'esprit, profond comme la mort, une mort ralentie, figée dans le temps et le froid. Rien que ce néant absolu et éternel plus vide que l'espace, et pourtant en lui un esprit. Et étrangement, il n'y a pas de peur non plus, pas de crainte ni de peine. Le chagrin, le doute, l'angoisse, tout cela n'existe plus. Toutes les chimères se dissipent, endormi quelque part dans ce lieu ou Morphée est Roi. Tyrannique et doux. Rien d'autre que le silence assourdissant de ce sommeil sans rêve, ce sommeil artificiel au noir aveuglant. Rien, si ce n'est ce cœur qui bat, hors du temps et de l'espace. Peut être au cœur même du monde. Quelque part dans un esprit endormi.

Combien de temps s'était-il écoulé ? Il n'en savait rien.

Il ?

Qui ça ? Qui pense ? Aucune idée.

Mais qu'est-ce donc ... ? Une question ? Comme une lueur dans le vide, une étoile dans la nuit noire : elle vient de s'allumer, et elle brille faiblement, dévorée lentement par l'obscurité. Mais là, une autre apparaît, aussi faible, chancelante, et d'autres la rejoignent. L'esprit recommençait à exister alors que les systèmes le ramenait peu à peu à la réalité. Trop vite ... Beaucoup trop vite. Qui ... ? Où ... ? Pourquoi ... ? Les étoiles se réaniment, chassant lentement mais surement les ténèbres protectrices, dispensant leurs lumières fragiles. Peu à peu, le ciel vide de tout se parsèmes de quelques idées, sortant l'esprit de sa léthargie. Elles sont encore peu nombreuses, mais elles persistent et leur nombre grandit encore dans le silence alors que l'âme qui flotte ici bas voit son sommeil troublé par leur voix, comme autant de sirène appelant un marin qui navigue sur l'eau. Il semble alors monter, plus haut, là où les lueurs se concentrent pour former un halo blanchâtre, comme un trou de lumière dans cette océan de noirceur. Les voix chuchotent de plus en plus ... Qui ? Où ? Combien ? Pourquoi ? Elles marmonnent à mesurent que les étoiles se font plus nombreuse et bientôt la brume se dissipe et la surface apparaît, à porté de main. Il tente de l'attendre, mais son bras ne lui obéit pas. Mais il continu de monter, comme attirer vers le haut par une force supérieur. Il va sortir.

Il va naître.

Ça y est.

Le visage sort de l'eau, doucement, la frontière caresse sa peau gelée. Il fait froid dehors. Il est nu comme un ver. Ou plutôt comme un nouveau né. Peu à peu les informations retrouvent leurs chemins dans son cerveau endormi, les influx nerveux suivent les bonnes synapses qui se remettent en fonction. Il est étourdis. Il n'a pas encore ouvert les yeux, mais son esprit à regagné le stade de la conscience, il flotte maintenant au dessus de l'abyme, plongé dans la lumière froide. Peu à peu, ses sens se remettent en marche. Sa peau frissonne au contacte de l'atmosphère climatisée. Son esprit reprend possession de son corps engourdi. Les odeurs aseptisées font frémir ses narines. Il n'étend plus les voix qui murmurent, mais maintenant un son étouffé résonne autour de lui. Puis, doucement la chose se condense et cesse de résonner. Une voix calme et creuse. Il eut du mal à comprendre ce qu'elle disait ... Difficilement, il tenta de concentrer sa conscience sur elle ce qui lui donna un léger mal de crâne ainsi que ce message :

"Ici I.A. Nous n’avons eu d’autre choix que d’interrompre votre cryogénie. Nous sommes navrés. Vous allez être transféré en salle de réveil et pourrez alors sortir."

I.A .. ? Cryogénie ... ?

Où était-il ? Pourquoi était-il là ? Qui était cette I.A ? Qui était-il lui ? Il ne se souvenait plus. Son esprit était encore trop embrumé. Doucement, il tenta d'ouvrir les yeux. Lentement les cils se séparèrent, et les deux fragiles enveloppes de peau se scindèrent laissant pénétrer brutalement la lumière aveuglante qui venait couler dans sa cervelle et brûler ses neurones rendus presque insensible par le long sommeil. Il ouvrit les yeux, mais pendant un instant, il ne voyait rien. Rien d'autre que cette lumière artificielle sans chaleur qui lui violait la rétine. Il ouvrait les yeux pour la première fois depuis longtemps. Les paupières se refermèrent alors, puis se rouvrir avec une lenteur qui lui semblait infinie. Le temps semblait peu à peu s'accélérer pour reprend son cours. Comme les ailes fragiles d'un papillons, les paupières se soulever maintenant de haut en bas, et l’œil se mit à voir. Il fronça les sourcils, aveuglé par la lumière. Il tenta de faire bouger ses orteils, puis ses doigts, il eut un peu de mal. Il avait l'impression de sortir d'un congélateur après un million d'année. Son corps était aussi rouillé que son esprit, il ne le connaissait pas encore. Il devrait apprendre à les connaître tous les deux.

Ou plutôt réapprendre.

Qui était-il ? Cette question le taraudait ... Mais voyant qu'il ne trouverait pas de réponse maintenant, il se concentra plutôt sur le présent. Doucement, il tenta de se redresser. Il avait l'impression de peser une tonne, et son corps se mouvait avec la grâce d'un vieux paquebot rouillé. Mais il parvint à arriver à la position assise, retenant son tronc à l'aide de ses bras. Il portait une blouse blanche et légère pour tout vêtement, ce qui ne le protéger pas vraiment de l'air frais qui frôlait sa peau pâle. Doucement, il pivota à 90° et laissa pendre ses jambes vers le sol. Tête basse, yeux fermés, il tentait de reprendre possession de ses esprits et de lui même. Mentalement, il retraçait le chemin de chaque os, de chaque artère, de chaque nerfs. Tout était encore si flou ... Il refit bouger ses orteils, ses chevilles, basculer doucement ses jambes. Il fit tourner sa tête sur son cou, faisant des cercles dans le vide et peu à peu son corps se réchauffait. Il sentait son cœur battre dans sa poitrine, plus fort, envoyant la douce chaleur jusqu'aux extrémités de son enveloppe charnelle. Tout était si lent ...

Alors que sa conscience s'ancrer peu à peu d'avantage dans la réalité, son torse se souleva, son diaphragme tira sur ses poumons, et l'air entra à l'intérieur réveillant sa gorge et son système respiratoire d'avantage. Il inspira par le nez profondément, puis expira par la bouche. Sa respiration calme répondait aux battement tranquille de son muscle cardiaque. Il déglutit. Il ne semblait ni stressait, ni en mauvais état. Bien qu'il fut encore un peu perdu dans la purée de pois qui lui tenait lieu de cervelle à l'heure actuelle. Il fallait lui laisser le temps de décanter, il n'était pas pressé. Chaque chose venait à point à qui savait attendre. Sa tête bascula en arrière, il resta une minute ainsi immobile. Une statue de cire, la bouche entre-ouverte et les paupières closes. Le souffle entrait et sortait de ses poumons réanimé et la vie reprenait ses droits sur son corps, chassant le sommeil glacé. Alors il put ouvrir les yeux, et les deux iris clair fixèrent cette fois le néon sans frémir, sans souffrir. Il pouvait voir. Son corps avait repris contact avec le monde.

Sa colonne vertébrale se redressa et il fit face à la salle sombre où il s'était réveillé. Son regard calme et méthodique, observa presque avec innocence et curiosité la pièce tamisée où il se situait. Visiblement, il était seul. Il tourna la tête vers la gauche, puis vers la droite, faisant craquer son cou, laissant sa vision s'habituer à l'obscurité. Il avait encore du mal à sentir son corps, et sa conscience était encore un peu dans les vapes mais cela lui passera, il n'avait pas peur. Tout lui semblait si étranger ... Mais malgré tout il acceptait tout cela. Il trouverait bien des réponses, d'une manière ou d'une autre ... Mais trêve de pensées inutiles. Il lui fallait sortir et vivre sa nouvelle vie.

Il posa les pieds sur le sol, et fut surpris par de violents chancellements, à tel point qu'il manqua de perdre l'équilibre. Il se rattrapa in extremis à ce qui lui avait servit de lit jusqu'à présent. Visiblement, ses jambes étaient moins réveillées qu'il ne le pensait. Il resta là une seconde, puis se redressa à nouveau, accroché à une barre métallique stable. Il avait encore beaucoup de chose à apprendre ... Premièrement, à se tenir debout, et à marcher. Comme les premiers hommes. Comme les nouveaux-nés. Il entrouvrit les lèvres et échauffa doucement ses cordes vocales puis tenta de parler sans se presser.

- Il ... Y a quelqu'un ?
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Sam 28 Juin 2014 - 12:44

Depuis une dizaine de minutes, il était là, a tourner en rond a se demander ce qu'il faisait ici, pourquoi? Quand? Comment?

On avait interrompue sa cryogénie, pourquoi? Que devait-il faire?

Tous se bousculaient dans sa tête, trop de questions...

Il devait se rendre à la salle d'éveil, mais avant, il voulait faire le tour de ce qu'il savait, et il ne savait rien. Rien, le néant, un trous, noir et sombre...
Comment quand on a un troup de mémoire, sauf qu'elle ne revient pas et que c'est sur tout le long de ta vie...
Il avait peur, il était perdu, seul, impuissant face à cette réalité.

Puis, il se dirigea vers la porte, d'un pas incertain, ses articulations le faisait mal, combien de temps était-il resté ici? Encore une question sans réponse...

Au moment où il allait sortir, une vois, quelqu'un parlait, quelqu'un qui venait de se réveiller...

Sans savoir pourquoi, il sent son coeur se serrer dans sa poitrine, il.. il avait quelqu'un d'autre ici!

Il ouvrit la bouche, et se surprit à s'entendre dire.

- Oui... Moi.

Puis, il se dirigea vers la source de cette vois, et il rencontra un homme, dans la même situation que lui: perdu.
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Sergueï Draverre [ZX-616]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Mer 2 Juil 2014 - 0:04

Spoiler:
 


Il tenait difficilement sur ses jambes, mais ça ferait l'affaire. Il sentait peu à peu ses sens lui revenir et son corps reprendre vie, alors que son cœur battant doucement propulsait le sang dans toutes les artères de son être, du bout de ses pieds à son cerveau encore embrumé. Mais peu à peu, les idées s'éclaircirent. Il avait l'impression de se réveiller d'un lendemain de soirée trop arrosée, il ne se souvenait de rien d'avant son sommeil. Mais ça lui reviendrait, pour l'instant il devait sortir de là. Il tenta de lâcher la bar de métal, et réussissait à tenir en équilibre. il faisait un peu d'ordre dans le peu qui lui restait de sa cervelle : que faire ? Inspiration profonde, expiration, ça commençait à rentrer. Un pied devant l'autre, doucement, comme ça ... C'était déjà ça, il savait marcher. Mais il devait reprendre des forces, il avait besoin d'énergie. Donc pour récapituler : sortir et trouver de quoi se nourrir. Mais soudain un autre bruit le tira de sa rêverie.

On avait répondu à son appel, et ce n'était pas cet I.A à la voix froide et artificielle : non c'était une voix tremblante, hésitante, chaude, gorgée de vie. Elle semblait jeune, encore mal assurée. Visiblement, elle appartenait à un homme dans le même pétrin que lui. Qu'importe ... Il ne parvenait pas à reconnaître sa langue ... Ce n'était pas sa langue d'origine, mais il la comprenait, du moins pour le peu qu'il avait dit.
Doucement, il avança vers la provenance de la voix, titubant légèrement. Il devait avoir des airs de mort-vivant ... Le teint blafard, les cheveux en batailles, la blouse blanche, le visage presque inexpressif, un grand corps qui ne tenait pas très droit ... Super comme première impression. Mais fallait bien faire avec ce qu'on avait.

En face de lui, il avait un gamin d'une vingtaine d'année, vingt-cinq tout au plus. Lui aussi en blouse blanche, un blondinet aux yeux bleu qui semblait un peu perdu - et c'était compréhensible. Bah, il ne savait pas ce qu'il pourrait tirer de ce petiot ... Visiblement pas d'informations, ni de quoi lui redonner des forces. Encore que ... Cette pensée le fit sourire, un sourire en coin plutôt inquiétant dans l'obscurité, mais qui n'avait pourtant rien de mauvais. Juste un sourire désabusé : on riait comme on pouvait, hein ? Enfin. Il planta son regard doré dans celui du gamin, un regard froid et tranquille, un poil méfiant. Son sourire disparu et il tendit son bras pour s'appuyer à une nouvelle barre de fer à sa droite, il resta comme ça pour éviter de perdre trop de force. Il tenta d'articuler clairement, bien que sa mâchoire n'était pas encore habitué à communiquer. Il se concentra pour parler dans la langue du blondinet, bien que son accent laissait à désirer :

- Qui ... es-tu ? Tu sais ... quelque chose ? demanda-t-il simplement d'une voix enraillée.
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Mavis Prewett [IS-196]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Mer 2 Juil 2014 - 15:11

Je venais d’ouvrir les yeux dans un sursaut désagréable lorsque l’impression d’avoir oublié de faire quelque chose d’important m’est venue à l’esprit. En réalité je ne m’étais pas réveillée si brusquement, le sursaut n’était qu’une sensation. J’avais plutôt émergé lentement d’une torpeur brumeuse et étouffante. Vous savez, un de ces sommeils lourds peuplé de rêves dus à la chaleur ou à une quelconque sensation de malaise qui persistera ensuite tout le reste de votre journée...
J’étais donc à présent réveillée dans un lieu inconnu, vêtue d’une longue chemise blanche faite d’un tissu rêche qui me démangeait et encore allongée. J’étais envahie de vide. Tout autour de moi me paraissait dénué de sens et alors que j’essayais de me rappeler quelque chose, même le plus infime détail, sur ma propre personne une migraine monstrueuse prit possession de mon crâne. Au bord de l’implosion, les mains plaquées contre mes yeux pour me protéger de la lumière devenue insoutenable et gémissant de terreur, je m’efforçais de me redresser sur ma couchette.
Prostrée dans ma petite chemise d’hôpital, à moitié assise à moitié roulée en boule, je me balançais tranquillement d’avant en arrière pour essayer d’oublier la douleur lancinante derrière mon front. Mes jambes nues étaient lourdes, et j’avais des fourmis dans les pieds.

Ce fut d’abord un bruit qui attira mon attention ailleurs que sur ma propre douleur. Comme un animal apeuré, à l’affût du moindre prédateur, j’ai soudainement relevé la tête. L’idée que je ne sois pas seule dans cette étrange pièce ne m’avait même pas effleurée. Pourtant, à quelques mètres devant moi, deux hommes en chemises identiques à la mienne semblent converser.
Revenue à l’état sauvage, j’ai sauté de mon petit lit pour m’accroupir au sol et les épier le plus discrètement possible. Ma tête était encore lourde, bourdonnante et les lumières trop vives pour mes yeux.
Je cru d’abord avoir mal entendu lorsque le premier homme, un jeune blond peut être un peu plus âgé que moi, s’exprima. Je ne comprenais pas ce qu’il venait de dire. Alors que le second semblait lui répondre, je compris qu’ils ne parlaient certainement pas ma langue. Ébahie face à cette découverte bouleversante, je perdis l’équilibre et m’écroulais de tout mon long entre deux lit. Le visage à présent collé contre le sol froid, je murmurais d’un air rageur : « Eh merde ! » avant de relever les yeux vers les deux hommes afin de constater s’ils m’avaient remarquée ou non.
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Azur Malchan [AM-014]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Mer 2 Juil 2014 - 17:10

Encore et toujours des questions, des nouvelles, Qui était l'homme en face de lui? Pourquoi est-il la?
Quand celui ci ouvrit la bouche, il ne comprit pas grand chose...
Mais le peu qu'il avait comprit ne le rassura pas vraiment, il était aussi perdu.

-Non, j'en sais rien... Fit-il. Et vous qui...
Un bruit l'avait coupé, un bruit d'un corps qui tombe, il senti une fois de plus son cœur se serré dans sa poitrine.
Il s’approcha de la source du bruit, ayant complètement laisser l'autre un plant, ce qu'il vit le rassura d'un part, ce n'était pas un cadavre tomber, mais pas vraiment non plus, car quelqu'un qui tombe comme ça ce n'est jamais vraiment bon signe...

Il l'aida a se relevée, en lui demandant si tout allait bien, question stupide, elle vient de se prendre le sol en pleine face, et doit être aussi perdu que lui...
Enfin, au moins, il n'était plus seul dans cette galère...

Il soupira, ils sont trois, et ils doivent tous ne rien savoir, ce qui le dérangeait le plus, c'est de se savoir quelque part, mais de ne pas savoir pourquoi, il avait bien du avoir une raison pour laquelle il est monté dans cette... chose...
D’ailleurs, ils sont ou?
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Mavis Prewett [IS-196]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Mer 2 Juil 2014 - 18:07

Je souhaitais être discrète, c’était raté. De plus, comme si ma migraine ne suffisait pas, ma chute semblait avoir déclanché les nausées qui me retournaient à présent l’estomac.
Le jeune homme blond qui était en train de parler quelques secondes plus tôt se dirigeait maintenant dans ma direction, la mine soucieuse. Tremblante de peur, je sentais des larmes glacées couler le long de mes joues et ma respiration saccadée trébucher une fois de plus dans ma gorge serrée. Cependant, ce garçon au visage inquiet semblait rempli de bonnes intentions puisqu’il me tendit une main chaleureuse qui me permit de me relever, retrouvant le peu de dignité qu’il me restait.
Il me murmura quelque chose… Qu’encore une fois je ne parvins pas à comprendre. Mais son ton et sa voix étaient doux, rassurants. D’un petit geste de la tête et d’un sourire timide je lui montrais toute ma reconnaissance.

Je tirais sans cesse sur ma chemise d’un geste nerveux, cherchant désespérément à cacher mes cuisses laissées nues. Bien décidée à ne plus rester seule en plus d’être perdue, complètement déboussolée et vide de tout souvenir, je fis un pas de plus vers mes deux compagnons d’infortune. Essuyant d’un geste incertain mes larmes salées qui commençaient à couler entre mes lèvres et repoussant ma longue tignasse rousse qui cachait mon visage, je fis une nouvelle tentative de communication.

« V-Vous savez où on est ? Je.. Je viens tout juste de me réveiller, je ne comprends pas.. » dis-je en anglais, détachant bien chaque mot dans l’espoir que cela aiderait à la compréhension de mes interlocuteurs. J’étais de nouveau au bord des larmes.
Tellement de questions se bousculaient dans ma tête douloureuse et j’avais le cœur au bord des lèvres. Je voulais juste retrouver mon lit confortable, le mien, ma maison, mon chez moi… Un quelconque cocon familier et rassurant qui m’éloignerait de toute cette panique intérieure auquel j’étais actuellement la proie.
Je voulais juste disparaître d’ici et ne plus sentir cette oppression dans ma poitrine. Pourquoi ne comprenais-je rien ? Comment pouvais-je même ne pas me rappeler de ce qui me ferait me sentir bien… Pourquoi n’avais-je pas de souvenirs doux où me réfugier ? J’étais pourtant sur d’en avoir eu un jour. Avant. Avant quoi ?
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Sergueï Draverre [ZX-616]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Jeu 3 Juil 2014 - 16:34

La réponse du blondinet ne lui arracha qu'un grommellement inintelligible. Un autre paumé visiblement, rien d'intéressant, et comme il n'était pas du genre à aimer perdre son temps - surtout dans des cas pareilles - il ne prit pas la peine de lui répondre tout de suite. Il ne savait rien, le blondinet non plus, ils auraient été bien avancé l'un comme l'autre. Oh oui, il aurait put se montrer sympathique, histoire de détendre l'atmosphère, tout ça tout ... Mais cela ne lui traversa pas l'esprit. Dans l'état où il était, c'était son cerveau reptilien qui fonctionnait : en mode binaire. Intérêt ? Oui, c'est cool. Non, à plus. Point barre, pas la peine de chercher midi à quatorze heure, il était du genre à chercher l'efficacité, vous savez ce genre de mec qui pensent que "la fin justifie les moyens" ? Bah c'était un peu ça. La gentillesse, la douceur, la sympathie tout ça, ça allait bien quand ça allait bien. Mais en situation de crise, on recherche l'efficacité. Et ce n'était pas une conviction personnel mûrement réfléchis : c'était sa nature. Il ne tarderait pas à le découvrir tout seul, mais l'empathie et lui ... Ça faisait trente-six.

Certain diront qu'il est égoïste, mais ceux qui le connaissaient le qualifiait plutôt de ... "sauvage". Mais tout ça il l'avait oublié ... Oh il avait bien ses qualités hein ! Mais perdre son temps à aider les autres alors que lui même était en mauvaise position, et qu'il savait pertinemment qu'ils ne pourraient pas l'aider en retour, désolé mais il préférait mettre toutes les chances de son coté. Pourquoi il était comme ça ? Nouvelle question.

Bref. Un bruit le tira de sa rêverie alors qu'il s'apprêtait à tourner les talons vers la sortie, un bruit attira son attention. Aussi tôt il se tourna vers la provenance du son, comme un animal à l'affût. Son regard perçant sondait l'obscurité, et il vit un petit bout de femme tenter de se cacher. Visiblement, elle sortait elle aussi de sa léthargie. Ni une ni deux, le jeune homme alla à sa rencontre et lui proposa son aide. Il lui permit de se relever et de vérifié verbalement si elle n'avait rien de cassé. Visiblement c'était le cas. Elle était toute tremblante, elle semblait plus jeune encore que le petit blond. Elle devait tout juste être adulte ... Et elle aussi portait cette horrible blouse blanche, comme tout le monde. Hésitante, elle s'avança vers eux, semblant vouloir les rejoindre. Il soupira doucement ... Bon. Peut être qu'elle savait quelque chose ?

... Mais non. Sa question ne laissait aucun doute là dessus : elle était aussi perdu qu'eux deux. Tant pis. Bon récapitulons : ils étaient trois, lui et deux gamins qui semblaient encore tout tremblant, ils étaient perdues dans un endroit froid sombre ressemblant à l'intérieur d'un vaisseau ou d'une base militaire, et aucun d'entre ne se souvenaient de rien, ni de pourquoi, ni comment, quand, où, rien de rien. Ah ... Et il était affaibli aussi. Il se sentait encore tout raplapla ... Il n'avait ni migraine ni nausée, et la perte de sa mémoire ne l'effrayait pas plus que ça - il la retrouverait bien tôt ou tard - mais il sentait le besoin de reprendre des forces. Donc pour résumé ce qu'il avait à faire : sortir, déjà. Ensuite, trouvé soit des infos, soit de quoi se revigorer un peu. Et son nom ... Les autres souvenirs lui importait peu, mais il aurait aimé au moins retrouver son nom. Comment s'appelait-il ? Il se gratta la tête nerveusement. Qui était-il ... ? Bah ! Avec un geste un peu rageur, il abandonna. Pas besoin de s'embêter avec ça maintenant, ça voulait pas ça voulait pas hein ! Ça viendra quand ça voudra. Pas besoin de se torturer.

Heureusement pour lui, il commençait à reprendre pleine possession de son corps : c'était encore fragile et faible certes, mais ça se dérouillait doucement. Ses jambes était encore un peu flageolante, il avait encore besoin d'un appuis, mais ça lui viendrait. Son esprit aussi, encore un peu douloureux, ayant du mal à réfléchir, mais déjà mieux que la bouilli qu'il avait à son réveil. Doucement, il releva les yeux vers les deux autres comparse. Les laisser là ? Les emmener ? Il n'allait pas jouer les baby-sitters, ça c'était certains. Mais il n'allait pas non plus les empêcher de le suivre. Il regarda autour de lui, et ne vit rien d'intéressant. Il n'avait absolument aucune bonne raison de rester dans cette fichu pièce, ça ne l'aiderait pas à avancer.

Il tourna les talons maladroitement, et se dirigea d'un pas lourd vers la sortie, traînant ses pieds derrières lui sans pouvoir les soulever. Il arriva comme il pouvait - c'est à dire difficilement - au pas de la porte entre-ouverte. Il s'appuya au mur, et jeta un œil par dessus son épaules, histoire de voir ce que les deux autres faisaient. Qu'ils le suivent où non, il ne resterait pas plus longtemps dans cet endroit.
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Amber Adams [AA-112]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Jeu 3 Juil 2014 - 18:30


Δ Naissance;      



Set me free,
let me be

▬ kukuw je m'incruste 8) je vous aime t'façon, vous y pouvez rien ♥

Douleur; Trop d'informations à la fois. Beaucoup trop pour ton pauvre cerveau endormi. La température de l'eau beaucoup trop basse pour être supportée plus longtemps. Les bruits altérés par le liquide qui te vrillent les tympans. Tu frapperais ton crâne contre un mur en béton si tu le pouvais. Tes muscles se crispent, se contractent, sous la morsure du froid glacial. Tu te redresses subitement, retenant un hurlement de douleur. Chaque parcelle de ton corps, en mouvement ou non, t'inflige une souffrance que tu ne penses pas imaginable. Tu serres les dents alors que tu t'extirpes difficilement du bac dans lequel tu es. Ce n'est pas humainement supportable. A genoux sur le sol, à côté de ton conteneur, tu te plies en deux, espérant que tout cela cesse. Des crampes. Tes tripes qui se retournent. Et le gout de la bile qui incendie ton palais.

Questions; Tu prends soudainement conscience que tu n'es pas seule. Des voix résonnent dans tes oreilles. Qui ? Pourquoi ? L'écoute est douloureuse, mais tu arrives à comprendre une question. Une question, puis plus rien. Prenant appuis sur les bacs qui t'entourent, tu tentes de te lever. Tant bien, que mal. Si tu pouvais te voir, tu exploserais de rire en t'exclamant que tu ressembles à un zombie mal réalisé. Tu fixes la source de la voix. Trois personnes, premièrement floues. Deuxièmement trop nettes. Tu portes machinalement une main à ta tempe, comme si cela pouvait calmer la douleur qui te martel le crâne depuis ton réveil. Une rousse au côté d'un blond. Et un dernier prêt à s'en aller. Ton poing se serre alors que tes jambes tremblent sous ton poids. Et ton regard devient étrangement et rapidement sombre.

Δ Fuck...

Rage; Titubante, tu t'avances doucement vers les personnes présentes, sans même chercher à comprendre. Tu ignores les deux qui semblent aussi perdus que toi, et essaies de t'adresser à celui qui s'éloigne. Mais une crampe d'estomac t'arrête, et c'est une main collée à tes lèvres que tu t'efforces de ne pas cracher tes tripes.

Ridicule.



Dernière édition par Amber Adams le Lun 7 Juil 2014 - 17:27, édité 4 fois
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Azur Malchan [AM-014]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Jeu 3 Juil 2014 - 20:12

Azur en avait assez vus, perdu lui même, des autres perd...
Lui? Il voulait aider, mais il ne pouvait pas... Il voulait soutenir les autres, mais fallait-il que les autres le comprennent...
Il se sentait inutiles, il peut aider le temps qu'il reprennent le contrôle de leur corps, mais après? Et après?

Quand il vit l'autre sortir de son sommeille, il se sentait toujours inutiles...
Quand elle tombe, il fit s’asseoir l'autre, et alla aider l'autre, il la releva...

Toujours la même question stupide, comment elle va, Andouille! Elle vient de ce prendre le sol en plein face!
De toute façon, il devrait mieux suivre l'autre, pour trouver des vêtements...

Il aida la Rousse a s’asseoir, et resta avec elle le temps qu'elle reprennent le contrôle de leur corps, un minimum...
Il ne parlait que sa langue, alors il n'avait pas comprit les propos de la jeune femme, mais sa mine devait lui avoir fait comprendre qu'il ne saisissait pas.
Une fois les demoiselles remis de leur réveils, il parti vers la sortie...
Un peu déboussoler, il espérait trouvé quelqu'un qui l'aiderais a s'orienter, et a répondre a ses questions...
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Mavis Prewett [IS-196]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Sam 5 Juil 2014 - 15:44

Cherchant à m’accrocher au moindre repère, à la moindre information concernant les personnes à mes côtés, je me mis à m’intéresser plus en profondeur au badge qui ornait la chemise du jeune homme blond. AM-014 ? Une sorte de code, de matricule peut être ? Baissant le regard sur ma propre poitrine je remarquais le badge que je portais moi aussi. IS-196. La seule information que j’aie de moi-même…

Le deuxième homme semblait perdu mais actif, pressé d’en découdre. Sa volonté de comprendre avait prit le dessus et je savais pertinemment qu’une fois l’état de choc passé, je serai certainement aussi avide de réponses que lui. Ses pas décidés l’avaient mené vers une porte massive, sans aucun doute celle donnant sur la sortie.
Soudain, une autre capsule s’ouvre et une femme se redresse. Son regard est vide, absent. Comme le mien j’imagine. Comme celui de nous tous. Mais elle agit vite, se lève, titube un peu… Malgré son manque d’assurance dans ses pas et ses gestes, il n’y avait aucun doute possible sur sa détermination. Avant que ses jambes ne se mettent à trembler trop et qu’elle porte une main à sa bouche, j’avais eu le temps de lire le code inscrit sur son badge : AA-112.

AM-014 s’était aussitôt précipité vers elle, chevalier servant à toute épreuve. A présent plus solide sur mes jambes courbaturées, je me sentais plus à même de réfléchir. Les vagues incessantes remuant mon estomac avaient cessées et ma tête tambourinait moins. Mes sens étaient en éveil, je redevenais sauvage mais plus réfléchie que dans les minutes précédentes.
J’avais compris qu’il n’était pas nécessaire de parler, personne n’avait de réponses à me fournir. Et de toute façon personne ne parlait ma langue.

J’ai donc décidé de prendre les devants, suivant la trace du second homme encore bien mystérieux. Laissant derrière moi AM-014 et AA-112, j’avançais à mon tour vers la porte. Jetant un regard furtif vers le badge de l’homme j’inscrivis dans ma mémoire toute neuve le code ZX-616.
Ma première mission serait de mettre la main sur des vêtements décents, un peu plus couvrants si possible. J’aviserai ensuite afin de trouver quelqu’un ou quelque chose apte à répondre à mes nombreuses interrogations.
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Sergueï Draverre [ZX-616]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Dim 6 Juil 2014 - 21:18

Les deux gamins avait l'air de vouloir rester entre eux, tant pis. Pour eux. Pour lui, ça ne changeait pas grand chose, et il n'avait pas la force de les convaincre de venir avec lui, ni même la volonté en fait, ils faisaient bien ce qu'ils voulaient. Il s'apprêta à pousser la porte quand un nouveau bruit attira son attention. A nouveau, il regarda par dessus son épaule, la main toujours sur le métal froid de la sorti. Tiens donc ... Un nouvelle capsule. Qu'est-ce qui va en sortir cette fois ? Il ne tarda pas à avoir une réponse. Une nouvelle jeune femme émergea de son cocon, une rousse, encore. Remarque, il n'avait rien contre. Elle semblait plus âgée que les deux autres, elle devait être à peu près aussi vieille que lui. Après être sorti elle tomba à genoux sur le sol, visiblement souffrant le martyr. Pourquoi n'avait-il pas ressentit ça, lui, à son réveil ? Après ça, elle réussit à se lever difficilement, elle aussi, et en croisant son regard, il haussa un sourcil. Cette sensation ... C'était très étrange. Ce regard n'avait pas grand chose avoir avec les regards perdus des deux autres, quelque chose brûlait en son sein. Quelque chose qui faisait écho à ce qui brûlait doucement en lui même depuis son réveil.

Elle s'avança vers lui, ignorant les deux autres, mais avant qu'elle ne puisse l'atteindre, une violente douleur la fit se plier en deux, alors qu'elle mit la main à la bouche semblant atteinte de nausée. Pourtant, elle ne tomba pas au sol. En la voyant comme ça, alors qu'il ne l'avait pas quitté des yeux, il ne put empêcher un léger sourire de monter au coin de sa lèvre. Pourtant il n'y avait rien de drôle. Mais ce n'était pas de l'amusement qu'il ressentait, plutôt un mélange d'intérêt et d'admiration. Cette fille venait tout juste de se réveiller, elle semblait très mal au point, plus que les autres, et pourtant son premier réflexe c'était vouloir sortir. Se libérer. C'était peut être ça qu'il respectait tant chez elle, alors qu'il ne la connaissait pas : cette rage de se battre malgré tout, cette fougue, ce dénis de la douleur et ce mépris des choses futiles. Cette volonté tout bonnement humaine d'être libre. Peu importe le reste. Inconsciemment, c'était peut être cela qui le fit sourire en la voyant agir de la sorte. Oh bien sur, il comprenait qu'on puisse se sentir perdu ici, qu'on puisse s'abandonner au désespoir et tourner en rond à se poser des questions, des dizaines de questions, mais ... Ça ne ferait avancer personne.

La rage de vivre, c'était ce qu'il respectait. Pas la seule chose, mais pas la moindre.

Son sourire s'élargit un peu, il se redressa, regardant la rouquine lutter contre la douleur. Il ressentit alors un curieux sentiment de manque ... Tout le monde semblait avoir souffert, beaucoup souffert, tout le monde semblait être affecté. Sauf lui. Pourquoi ... ? Avant qu'il n'ai le temps de vraiment y penser, il vit l'autre jeunette s'avancer vers eux. Elle dépassa celle qui était encore recourbé et laissa le blondinet en plan. Visiblement elle avait compris que rester ici ne servirait à rien. Sous son regard attentif, elle arriva jusqu'à la porte elle aussi, semblant un peu plus sûr d'elle, ce qui lui arracha un nouveau sourire. Il lança un dernier regard derrière lui, pour voir ce que faisait le dernier gamin. Il attendit tout de même que l'autre se remettre de sa crise d'estomac.

Puis, doucement, il poussa la porte entre-ouverte qui grinça lentement sur ses gonds métallique.

Il était temps d'avancer.

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Amber Adams [AA-112]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Lun 7 Juil 2014 - 17:27


Δ Naissance;      



Set me free,
let me be

▬ Sergi, j'suis seulement demi-rousse, wess; sinon, on bouge ?

Envie; Serrant les dents, tu tentes de faire à nouveau un pas. Tu ne prends même pas la peine de remercier le blond, que tu nommes AM-014, qui se dirige déjà vers la sortie, suivi par la rousse, IS-196. Tu fixes, assassine, celui qui sourit. Le seul dont tu n'as pu lire l'identifiant sur son badge. Ce sourire, que tu interprètes mal. Que tu as vu dès que tu as relevé la tête. Tu fais taire la douleur, et fais de ton mieux pour stopper les tremblements de tes jambes. Et un pas après l'autre, tu avances sûrement jusqu'à la sortie de la pièce, rejoignant les autres.

Esprit; Tu les reprends doucement. Tu commences finalement à te demander ce que tu fais ici, pourquoi tu n'as qu'un identifiant sur une toge blanche, immaculée. Tout comme eux, finalement. Tu appuis ta main sur ta tempe, le grincement des gonds de la porte te vrillant les tympans.

Δ Fuck it.

Souffle; Inspire, expire. Un reflex vital, un reflex de survie. Tes poumons e sont pratiquement plus douloureux, appuyée dans l'encadrement de la porte tu prends une grande bouffée d'air. Pas très frais. Pas très bon. Le menton levé, tu regardes finalement les trois autres. Tu ne sembles plus être un zombie, mais tu n'es pas au mieux non plus. Tu avances, passes la portes, et les fixes à nouveau.

Δ Let's go away.

Un signe de tête pour le faire comprendre, un pas en avant. Tu t'efforces de faire taire définitivement la douleur qui perd peu à peu le combat contre ton mental. Tu suis le petit groupe, tu refuses de rester ici. Enfermée.

Pas de cage.

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Azur Malchan [AM-014]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Jeu 10 Juil 2014 - 17:07

Azur n'avait pas envie que les autres le laisse seul, alors il les suivit, mais de loin quand même...
La demi-rousse et l'autre type ne lui inspirait pas vraiment confiance a vrais dire...
La seule qui semblait un tant soit peu sympathique était la rousse, elle était... Un peu plus rassurante que les autres...

Il les suivit dans la chambre d’éveil, et vit des portes, encore?
Il resta près du groupe, mais une porte attira son intention... Étrange puisqu'elle était comme les autres, mais... Quelque chose l’intriguais, alors il poussa la porte, et entra dans un long couloir avec plusieurs porte.

"Oh..."

Il ne put s’empêcher d'entré de ce couloir, et d'exploré un peu plus ce couloir, mais rien..
Il revient vers le groupe, rien de leur côte non plus...
Fraudais changer de pièce...



Dernière édition par Azur Malchan le Ven 11 Juil 2014 - 20:01, édité 1 fois
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Mavis Prewett [IS-196]
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MessageSujet: Re: Naissance. [Libre]   Ven 11 Juil 2014 - 17:25

Notre petit groupe ainsi formé, plus indécis que conquérant certes, nous nous dirigeons ensemble vers… Vers quoi d’ailleurs ? La sortie ? Une nouvelle pièce identique ? De nouveaux obstacles ?
Je tords nerveusement mes mains moites contre le tissu de ma chemise. ZX-616 et AA-112 prennent naturellement la tête de l’expédition. C’est comme si une certaine hiérarchie était en train de s’établir instinctivement. Les plus forts devants, les faibles derrière. Ou les idiots devant. N’est-ce pas eux qui meurent le plus vite ? Je ne sais plus, ma perception du monde et de ses principes est comme altérée.

AM-014 reste en retrait. Sur son visage, un air septique et méfiant. Que je ne peux que comprendre. Mais je suis tellement perdue et déboussolée que j’ai largement dépassé le stade de la méfiance et du doute.
Puis contre toute attente, la pièce qui s’offrit à notre regard possédait des murs couverts de portes. Je me mis à tourner sur moi-même, observant chacune d’elle à la recherche du moindre indice. Sur ce coup là je décidais de m’en remettre à mes compagnons d’infortune. Ils avaient décidé d’être entreprenants et aventuriers ? Très bien, à eux de trouver le chemin pour cette fois.

Puis soudain, AM-014 réapparaît dans mon champ de vision, non plus vêtu de son ignoble blouse de malade mais d’une tenue qui semble beaucoup plus confortable. Je ne suis pas tout à fait certaine que ce genre de vêtements puissent être apparentés à la normalité, mais puisque toute notion de normalité à disparu de ma mémoire, pourquoi pas.
Le foulard qu'il porte a un effet plutôt perturbant sur lui. Cette couleur lui va à ravir. Ou bien elle me rappelle quelque chose, je ne saurais le dire.

Mais peu importe, cette apparition impromptue d’habits corrects me met un peu de baume au cœur. Je décide de me lancer avec un peu plus de conviction. Et en solo cette fois. Après tout, ici personne ne fait attention à moi et personne n’a besoin de moi. On ne m’attend nul part. Je suis seule avec ma tête à moitié vide et il est hors de question que je le reste plus longtemps.
Je m’avance donc vers une des portes, au hasard, et tends la main pour l’ouvrir. Coup de chance ou signe du destin, je l’ignore, mais elle n’est pas verrouillée et s’entrouvre sous ma pression. Je m’engage donc dans l’ouverture et disparaît du regard des trois personnes qui furent mes premiers repères et peut être les derniers.

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Naissance. [Libre]

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